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Les investissements dans la nutrition, la santé, l’éducation préscolaire, et plus globalement dans le développement des jeunes enfants, constituent un levier majeur du développement humain et de la croissance économique durable. Les premières années de vie correspondent à une phase décisive de développement du cerveau, durant laquelle les expériences nutritionnelles, sanitaires, éducatives façonnent durablement les capacités cognitives, émotionnelles et sociales de l’enfant (UNICEF, Early Childhood Development, 2017). Lorsque ces besoins essentiels ne sont pas satisfaits, les conséquences sont durables. En 2020, près de 22 % des enfants de moins de cinq ans dans le monde souffraient de retard de croissance, souvent lié à la malnutrition chronique et à un manque de stimulation précoce, avec des effets irréversibles sur l’apprentissage, la santé et les trajectoires socio-économiques futures (UNICEF, WHO, World Bank Group, Level and trends in child malnutrition, 2023).
Malgré un consensus scientifique, l’accès aux services de la petite enfance demeure très inégal : près d’un enfant d’âge préscolaire sur deux n’a pas accès à un programme éducatif structuré, compromettant sa préparation à l’entrée à l’école primaire (UNICEF, Early Childhood Education, 2025). Ces impacts sont particulièrement marqués pour les filles et les enfants en situation de handicap, plus exposés aux discriminations, aux retards de dépistage et à l’exclusion précoce des services de santé et de stimulation.
Investir dans le développement de la petite enfance constitue ainsi une priorité stratégique internationale. Les analyses économiques menées par la Banque mondiale montrent que les programmes de qualité peuvent générer des taux de rendement annualisés compris entre 7 % et 16 %, en améliorant les résultats éducatifs, la santé et les revenus futurs (World Bank Group, Investing in Early Childhood Development: Review of the Evidence, 2016). Cette reconnaissance se traduit notamment dans l’Agenda 2030 des Nations Unies à travers la cible 4.2 de l’Objectif de développement durable 4, qui appelle les États et leurs partenaires à garantir à chaque enfant un accès équitable à des services de développement et d’éducation préscolaire de qualité, condition essentielle pour réduire les inégalités socio-économiques et renforcer le capital humain sur le long terme.
Education
À Madagascar, de nombreux jeunes enfants présentent des défis de croissance et de nutrition : près de 40 % des moins de cinq ans connaissent un retard de croissance selon l’Enquête démographique et de santé (DHS, 2021). Dans ce contexte, les filles et les enfants en situation de handicap sont parmi les plus vulnérables, en raison d’un accès encore plus limité aux soins, à la nutrition et au suivi précoce. Ces situations reflètent des conditions nutritionnelles et sanitaires limitées, qui peuvent affecter le développement cognitif et la préparation à l’école. En parallèle, l’accès à l’éducation préscolaire reste restreint pour une part importante des enfants : environ 1,3 million d’enfants d’âge préscolaire ne sont pas inscrits dans des programmes éducatifs structurés (UNICEF, 2025). Cela limite l’exposition à des activités de stimulation précoce essentielles au développement global et à la réussite scolaire future. Renforcer des services intégrés de santé, de nutrition et d’éducation préscolaire permet de soutenir le développement des enfants dès leurs premières années et de leur offrir des chances égales de progresser, contribuant ainsi au bien-être du pays.
Les jeunes constituent aujourd’hui une part majeure de la population mondiale et représentent un potentiel important pour le développement économique et social des sociétés. Pourtant, l’accès à un emploi stable et de qualité reste un défi dans de nombreux pays : en 2021, près de 14 % des jeunes étaient officiellement au chômage, et beaucoup occupent des emplois informels ou précaires (OIT, Global Employment Trends for Youth, 2022). En Afrique subsaharienne, où plus de 60 % de la population a moins de 25 ans, ces enjeux sont particulièrement visibles et soulignent l’importance d’investir dans l’éducation, la formation et l’accompagnement vers l’emploi (Banque mondiale, World Development Report, 2022). Ces difficultés d’accès à l’emploi sont renforcées pour les jeunes femmes et les jeunes en situation de handicap, qui rencontrent des obstacles spécifiques tout au long de leurs parcours éducatifs et de formation.
Ce défi est amplifié par des écarts persistants entre formation et marché du travail : de nombreux systèmes éducatifs n’offrent pas de parcours techniques ou professionnels adaptés aux besoins économiques locaux. Le résultat : des jeunes diplômés sous-qualifiés ou mal préparés, et des entreprises confrontées à des pénuries de compétences clés. Les approches traditionnelles centrées uniquement sur l’alphabétisation ou les formations académiques ne suffisent plus ; il faut combiner éducation, formation et lien direct avec le monde professionnel.
Les modèles innovants montrent la voie : certains programmes associent directement les jeunes aux entreprises dès le début de leur parcours, offrant une formation par l’expérience et l’emploi, adaptée aux besoins réels du marché (UNICEF, Skills for Work, 2021). Ces initiatives renforcent à la fois l’employabilité des jeunes et la performance économique des entreprises, tout en réduisant les risques de chômage et de précarité.
À Madagascar, les jeunes constituent plus de 40 % de la population active, mais l’insertion professionnelle reste un défi majeur (INSTAT, Enquête Emploi et Formation, 2022). Le chômage des jeunes et l’emploi informel sont très élevés : une part importante des jeunes accède à des emplois temporaires ou non sécurisés, souvent en dehors des filières qualifiantes. Les jeunes femmes et les jeunes en situation de handicap sont particulièrement concernés par ces formes de précarité, du fait d’un accès plus restreint aux filières qualifiantes et aux dispositifs d’accompagnement.
L’offre de formation professionnelle est encore limitée et concentrée dans les zones urbaines, tandis que de nombreux jeunes ruraux n’ont pas accès aux parcours techniques ou métiers en demande sur le marché du travail. Dans ce contexte, développer des programmes intégrés alliant formation et emploi, en partenariat avec les entreprises locales et les acteurs économiques, constitue une priorité stratégique pour améliorer l’employabilité et offrir à chaque jeune la possibilité de construire un projet professionnel durable.
Investir dans l’insertion professionnelle des jeunes malgaches, c’est ainsi transformer un défi démographique en moteur de développement humain et économique, en favorisant l’accès aux compétences et à des emplois de qualité tout en réduisant les cycles de précarité.
La jeunesse occupe une place centrale dans les dynamiques de développement des pays. En Afrique subsaharienne, plus de 60 % de la population a moins de 25 ans, une proportion parmi les plus élevées au monde (Banque mondiale, Africa’s Pulse, 2023). Cette réalité démographique constitue à la fois une opportunité et un défi structurant : la capacité des systèmes éducatifs, de formation et d’emploi à accompagner l’entrée de ces jeunes dans la vie active conditionne directement le développement économique et les perspectives de croissance à long terme. Face à cette génération nombreuse, les besoins en matière d’éducation et de formation – de l’enseignement de base à la formation professionnelle – demeurent considérables. Garantir un accès équitable à des apprentissages de qualité, adaptés aux réalités économiques, est une condition essentielle pour permettre aux jeunes de construire des trajectoires professionnelles durables et contribuer au développement de leurs sociétés.
Pourtant, malgré les progrès réalisés en matière de scolarisation, l’accès à l’emploi reste un défi pour une grande partie des jeunes. Selon l’Organisation Internationale du Travail, plus de 70 % des jeunes actifs en Afrique subsaharienne exercent dans l’économie informelle, souvent dans des conditions précaires et avec des perspectives limitées d’évolution (Global Employment Trends for Youth, 2022). Cette situation met en lumière les limites des systèmes éducatifs et de formation lorsqu’ils ne sont pas suffisamment connectés aux réalités économiques. Dans de nombreux contextes, les formations techniques et professionnelles restent insuffisantes ou inadaptées, et les compétences acquises ne correspondent que partiellement aux besoins des employeurs. Ce décalage fragilise les parcours d’insertion des jeunes, particulièrement ceux des jeunes femmes et des jeunes en situation de handicap souvent confrontés à des discriminations et à un accès limité aux opportunités professionnelles, mais y compris de ceux ayant suivi une formation formelle, et souligne la nécessité de repenser les liens entre formation, emploi et accompagnement vers le marché du travail.
Face à ces constats, les approches qui articulent formation, expérience professionnelle et accompagnement vers l’emploi apparaissent déterminantes. Les initiatives portées en lien avec les acteurs économiques permettent d’expérimenter des solutions concrètes : formations orientées métiers, apprentissage en situation de travail, accompagnement individualisé et partenariats avec les entreprises. Le financement de ces projets est essentiel pour renforcer leur impact, sécuriser les parcours d’insertion et répondre de manière pragmatique aux enjeux de l’emploi des jeunes.
À Madagascar, les parcours d’insertion professionnelle des jeunes s’inscrivent dans un contexte économique marqué par l’emploi informel. Selon les données, environ 85 % de l’emploi total relève du secteur informel, qui constitue la principale source d’activité pour une large part de la population active (ISS Africa, African Futures, 2025, à partir de données OIT et INSTAT). Cette configuration limite l’accès à des emplois qualifiés et stables, et rend les transitions entre formation et emploi particulièrement fragiles.
Par ailleurs, l’offre de formation professionnelle demeure inégalement accessible selon les territoires et encore partiellement alignée avec les besoins des filières économiques locales. Si les indicateurs de chômage des jeunes restent relativement modérés au sens statistique, ils masquent des situations fréquentes de sous-emploi, d’auto-emploi contraint et de parcours professionnels discontinus, en particulier chez les jeunes peu ou pas qualifiés (Banque mondiale, Madagascar Economic Update, 2023). Ces situations concernent de manière accrue les jeunes femmes et les jeunes en situation de handicap, dont les trajectoires professionnelles sont plus fréquemment discontinues et précaires.
Dans ce contexte, les organisations de la société civile interviennent souvent là où les dispositifs publics de formation et d’accompagnement vers l’emploi restent difficiles d’accès, notamment dans les zones rurales et périurbaines. Elles développent des actions de proximité adaptées aux réalités locales du marché du travail, en lien avec les acteurs économiques des territoires. Le financement de ces initiatives permet de proposer des parcours d’insertion progressifs et contextualisés, combinant acquisition de compétences pratiques, accompagnement individualisé et mise en relation avec les filières locales, afin de renforcer durablement les perspectives professionnelles des jeunes Malgaches.
L’entrepreneuriat social, défini comme toute activité économique dont l’objectif principal est d’avoir un impact social ou environnemental plutôt que la seule maximisation du profit, connaît un essor marqué depuis la crise financière de 2008. Il couvre des secteurs variés : PME à vocation sociale, microfinance, commerce équitable, tourisme solidaire, et autres initiatives innovantes qui concilient performance économique et utilité sociale. Sur le continent africain, ce mouvement se développe à l’initiative d’une société civile dynamique, dans laquelle les femmes jouent un rôle moteur (UNDP, Human Development Report Africa, 2022).
La jeunesse aussi est au cœur de ce potentiel. Environ 65 % de la population africaine a moins de 35 ans, ce qui crée une pression majeure sur les systèmes d’éducation, de formation et d’emploi (Banque mondiale, Africa’s Pulse, 2023). Les systèmes éducatifs traditionnels ne préparent pas suffisamment les jeunes à devenir des acteurs économiques capables de créer des entreprises sociales adaptées aux réalités locales et aux enjeux d’une économie mondialisée. Former tôt à l’entrepreneuriat social, fournir des compétences pratiques et stimuler l’envie d’innover sont des leviers essentiels pour permettre à la jeunesse de contribuer activement au développement durable. Dans ce cadre, l’entrepreneuriat social représente également un levier d’inclusion et d’autonomisation pour les femmes et les jeunes en situation de handicap, encore insuffisamment accompagnés par les dispositifs classiques. Les programmes d’accompagnement des entrepreneurs sociaux montrent que combiner formation, mentorat et soutien financier ciblé peut transformer de jeunes porteurs d’idées en acteurs économiques solides et responsables.
À Madagascar, l’entrepreneuriat social reste encore émergent, mais le potentiel est important, notamment dans les zones urbaines et périurbaines où les besoins sociaux et environnementaux sont nombreux et diversifiés. Les jeunes Malgaches, et en particulier les plus précaires comme les femmes ou les jeunes en situation de handicap, souvent confrontés à des marchés du travail formels restreints et à des filières de formation limitées, peuvent trouver dans ces initiatives une voie alternative pour créer de la valeur sociale et économique tout en générant des revenus.
Les acteurs locaux et internationaux – associations, entreprises sociales, structures publiques, programmes de soutien au développement – développent des initiatives qui accompagnent les jeunes dans la création et le lancement de projets. Ces programmes combinent formation à la gestion d’entreprise, accès à des outils de financement, mentorat et mise en réseau avec d’autres acteurs économiques et sociaux, permettant de lever les barrières entre business, social et public. Ils donnent aux jeunes entrepreneurs les moyens de transformer leurs idées en entreprises sociales pérennes, capables d’impacter positivement leurs communautés et de contribuer au développement local.
Les personnes en situation de handicap font partie intégrante de nos sociétés, et leur pleine participation à la vie éducative, sociale et économique est essentielle pour un développement équitable. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, plus d’un milliard de personnes dans le monde vivent avec une forme de handicap, soit environ 15 % de la population mondiale (WHO, World Report on Disability, 2011). Ces conditions influent sur l’accès à l’éducation, à l’emploi et aux services essentiels, et peuvent accroître les inégalités existantes lorsqu’elles ne sont pas prises en compte. Au-delà des enjeux d’inclusion sociale et économique, l’accès aux soins, à la réhabilitation et à la réadaptation constitue une condition préalable essentielle à l’autonomie des personnes en situation de handicap.
Malgré les progrès réalisés en matière de droits et d’accessibilité, les systèmes éducatifs, sociaux et économiques restent souvent mal adaptés aux besoins spécifiques des personnes en situation de handicap. Dans de nombreux pays, l’accès à une éducation inclusive et à des formations professionnelles adaptées reste limité, et l’insertion dans le marché du travail reste un défi majeur. Les conséquences vont au-delà de l’individu : elles touchent la cohésion sociale, la productivité économique et le développement des communautés.
Pour répondre à ces enjeux, des initiatives démontrent l’efficacité d’une approche intégrée combinant sensibilisation, aménagements adaptés, formation spécialisée et accompagnement individualisé. Les projets portés par les ONG, associations locales, établissements éducatifs et structures publiques sont essentiels pour créer des environnements accessibles, renforcer les capacités des personnes en situation de handicap et favoriser leur participation active à la vie sociale et économique. Le financement de ces initiatives permet de développer des programmes inclusifs, expérimenter des solutions innovantes et garantir un impact durable sur les trajectoires de vie.
À Madagascar, les personnes en situation de handicap font face à de nombreux obstacles à l’éducation, à l’accès à l’emploi et aux services sociaux. Aussi, les difficultés d’accès aux soins spécialisés, à la rééducation et aux dispositifs de prise en charge renforcent ces obstacles, en particulier dans les zones rurales et périurbaines. Les infrastructures et dispositifs adaptés restent limités, et beaucoup d’enfants et d’adultes n’ont pas accès à un accompagnement ou une formation adéquate (UNICEF, Situation des enfants en situation de handicap à Madagascar, 2022).
Les initiatives locales et internationales – associations, ONG, établissements éducatifs et programmes publics – jouent un rôle clé pour améliorer cette situation. Elles développent des actions ciblées : formation professionnelle adaptée, accompagnement vers l’emploi, équipements et aménagements spécifiques, sensibilisation des communautés et renforcement des capacités institutionnelles. Le soutien financier à ces programmes est déterminant pour élargir l’accès à des services inclusifs, sécuriser les parcours éducatifs et professionnels et favoriser l’insertion sociale et économique des personnes en situation de handicap à Madagascar.